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22/11/2013

L'éclairage de Véronique Debue ("Complémentaires santé : le SCANDALE !" de Frédéric Bizard, Dunod)

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Cf : L'économiste de la santé Frédéric Bizard vient de publier aux Éditions Dunod Complémentaires santé : le SCANDALE ! paru le 9 octobre 2013.

Véronique Debue Adjointe aux affaires sociales

Vice présidente du CCAS  de Caumont sur Durance

                          Lettre ouverte à tous les responsables de la politique santé en France

Au nom des Caumontois  (es) et de tous les français qui me demandent  aide et soutien.

Brève présentation …je suis à l’initiative de la création de la 1er mutuelle de village dont la presse écrite, radios et télés parlent depuis plusieurs mois avec un enthousiasme aussi sincère que le nôtre.

Cette idée, ou plutôt cette action de rupture, m'est venue de multiples doléances reçues et des souffrances constatées dans l’exercice de mon mandat électoral au cœur des questions sociales. Pour moi, une élue a vocation à détecter les problèmes et à apporter des solutions réelles. Une élue est garante de sa communauté humaine et ne peut pas se défausser.

Je tiens à spécifier que cette réalisation n’a pas couté un sou à la commune mais a permis à tous  l’accès à des soins de qualité, et de réaliser des économies très conséquentes.

L’innovation du contrat de Caumont  réside dans sa dimension intergénérationnelle, interprofessionnelle, sans questionnaire de santé. Il prend en compte les personnes dans toutes leurs diversités et dans tous leurs changements de vie (enfant, chômeur, inactif, actif, retraité). Il incarne les vraies valeurs mutualistes solidaires dans le respect des informations privées des citoyens sur leur droit. Il a une mission éducative: prise de conscience des  coûts de la santé ; ce qui responsabilise les adhérents. Cette démarche socialement efficace est géographiquement de proximité. La mutuelle choisie après mise en concurrence tient des permanences sur notre commune !

Je tiens à m’étonner, à m’élever, à m’insurger même face à une loi projetée par le gouvernement (le PLFSS 2014 avec la clause de désignation pour les contrats collectifs et le plafonnement des remboursements)  qui, si elle était votée, réduirait à néant le fruit né de tant d’efforts citoyens déployés pendant de long  mois avec le comité de pilotage qui m’entoure afin de répondre à un besoin urgent de la population. On ne peut pas faire fonctionner une démocratie sociale sans le peuple, surtout quand, animé de belles valeurs, il se prend en charge.

Sous  de faux prétextes d’intérêt général , de changement de généralisation de la couverture complémentaire ,d’économies et de recherche d’équilibre pour la sécu, de recherche de recettes fiscales nouvelles …on s’attaquerait par cette loi, à la liberté individuelle de choisir son assureur, à la liberté d’entreprendre, à la liberté de s’entraider comme bon nous semble avec celles et ceux  qui nous entourent. C'est révoltant pour ceux qui, loin de Paris, se battent dans un esprit mutualiste sincère.

« Un  fait remarquable de ce PLFSS est la dégradation de l’accès aux soins pour les classes moyennes instauré par l’évolution des contrats responsable. » comme le dit si clairement l’économiste de la santé Frédéric  Bizard (Huffington post du 21/10/13).

Je suis bien sur de son avis et par contre bien d’accord pour une participation de l’employeur à la cotisation mutualiste de ses salariés, d’autant que cela me parait si facile …. Forte de cette victoire sociale qui a changé la vie concrète  de nombre de mes concitoyens, je propose pour ce faire, la création d’un chèque santé de l’employeur permettant au salarié de conserver son libre choix de complémentaire santé. Quoi de plus simple ?

Sinon, que deviendront, hors de l’entreprise, les retraités, les chômeurs, les invalides, et les précaires en tous genres ? Ce projet gouvernemental et prétendument social se moque d'eux !

Mon expérience d’élue en atteste : la  SOLIDARITE  n’a pas déserté le génie français !! Deviendra-t-elle par la loi, taxable, sanctionnable, proscrite, interdite ! C'est une folie imaginée loin du terrain, loin des gens, loin du cœur. Quel gâchis, quand je vois le nombre de commune qui m’interpellent afin de mettre en place rapidement notre projet mutuelle car ils constatent  comme moi  qu’il est urgent d’agir rapidement et localement. A l’heure actuelle, beaucoup de citoyens refusent de se soigner faute de moyens.

70 ans d’expérience attestent des bienfaits de la sécurité sociale ! Pourquoi ne pas (re) donner  à la sécu toute la vocation prévue à son origine ?? Certains doivent être bien indignés !

Si cette réorientation ne peut se décréter si facilement dans notre pays, pourquoi vouloir régenter à outrance tout ce qui reste à organiser en complémentarité ? Pour quels sombres motifs ? Si ce n’est avec l’intention de faire supplanter Sécurité Sociale et solidarité complémentaire par quelques grands groupes. C'est inadmissible.

De plus, un des dommages collatéraux sera la suppression d’au moins 30.000 emplois  dans les petites mutuelles et donc  autant de chômeurs  supplémentaires.

L’heure du changement à sonné, et  aujourd’hui  je fais le rêve  qu’élu(e)s à tous les niveaux, citoyens, entrepreneurs et institutions travaillent ensemble comme pour mon projet mutuelle de village, à la réalisation de vrais projets  afin de sortir notre pays de cette impasse collective. Oui je fais le rêve qu’ensemble nous puissions redonner du sens à nos valeurs françaises d’égalité, liberté, fraternité.

Pour conclure, j’en appelle à nos députés afin qu’ils votent NON avec cœur le 26.11.1.  Qu'ils mettent un terme définitif  à  ce débat de non sens. J’en appelle à leur conscience, à leur lucidité et à leurs valeurs citoyennes.

Salutations citoyennes

Véronique Debue - Mob : 06 17 08 42 51

Une commune propose une mutuelle à ses habitants (Le Figaro, 27.09.13)

«Les demandes affluent»

Véronique Debue, adjointe au maire déléguée aux Affaires sociales

Caumont-sur-Durance propose à ses administrés un contrat de santé à prix compétitif qui leur est réservé. La commune a utilisé le même principe que les sites d'achats groupe pour négocier les tarifs.

«Mutualiser les moyens pour faire baisser les coûts», la stratégie bien rôdée des sites d'achats groupés a été appliquée par une commune de 4600 habitants pour obtenir des tarifs préférentiels auprès des mutuelles. Ainsi, depuis mercredi, la ville de Caumont-sur-Durance dans le Vaucluse propose à ses habitants un contrat de santé qui leur est réservé. La Mutuelle générale d'Avignon (MGA) a conçu un contrat de santé pour les 4700 habitants et les salariés des entreprises de la ville.

«C'est un contrat gagnant-gagnant», tient à souligner Véronique Debue, adjointe déléguée aux Affaires sociales, qui a porté ce projet. Le principe est simple: des tarifs intéressants incitent les administrés à choisir les contrats négociés par la commune. La mutuelle est, elle, assurée de voir un afflux de nouveaux adhérents. «La masse de nouveaux adhérents potentiels a incité les mutuelles a nous proposer des tarifs intéressants», souligne Véronique Debue. «De plus en plus de gens ne se soignent pas faute de moyens et de remboursements suffisants. Nous avons donc décidé d'agir pour rendre les soins accessibles à un plus grand nombre via un contrat de santé moins onéreux et proposant de nombreux remboursements».

Nathalie Meyer, directrice de la MGA, souligne que «le contrat proposé à la commune de Caumont-sur-Durance est un contrat intergénérationnel: les jeunes autant que les plus anciens cotisent tous 47 euros par mois». La responsable de la mutuelle locale de proximité précise ainsi que «plus il y aura de cotisants et plus il y a de jeunes qui permettront de financer les soins des plus âgés». Alors que la mutuelle compte 8000 adhérents, le contrat proposé aux habitants de la municipalité a déjà permis «de fédérer 240 adhérents qui vont cotiser tous les mois…or ce ne sont pas 240 personnes qui seront malades en même temps», souligne Nathalie Meyer.

«Et les demandes affluent. Les standards sont saturés d'appels», précise Véronique Debue. Fort de ce succès, l'adjointe au maire encourage d'autres villes à le faire car «cela ne coûte rien à la commune». Et pour sa propre ville, Véronique Debue pense déjà renouveler l'expérience dans d'autres domaines: «nous nous penchons sur des achats groupés de fioul proposés à des tarifs avantageux à nos administrés».

Pour en savoir plus sur Véronique Debue :

http://www.europe1.fr/MediaCenter/Emissions/Bonjour-Monsieur-le-maire/Sons/Le-probleme-de-mutuelle-est-quelque-chose-de-recurrent-1470539/

http://www.lopinion.fr/3-octobre-2013/ceci-est-appel-4703

http://www.laprovence.com/t/Véronique-Debue

Commentaires

je suis de tout coeur avec vous.
soyons ensemble pour des initiatives intelligentes et evidentes.

Écrit par : rossi | 26/11/2013

Bonsoir , posons nous la question , pourquoi tant de mutuelles , tout simplement que pour ceux ci il y a du pognon à se faire .

Écrit par : Régis | 29/01/2014

A l'heure où les politiques successives ne répondent plus aux besoins des citoyens, des personnes isolées dans un premier temps puis rejointes et organisées pensent à améliorer le sort d'hommes et de femmes privées de soins. Je salue le courage de Véronique Debue et des personnes qui l'a rejoignent. Sincèrement.

Écrit par : Maria | 24/02/2014

Les commentaires sont fermés.