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24/10/2013

Frédéric Bizard, invité du "Magazine de la santé" sur France 5 pour "Complémentaires santé : le SCANDALE !" (Éditions Dunod), le 23 octobre 2013

Le Magazine de la santé sur France 5 (mercredi 23 octobre 2013)

Frédéric Bizard est l'Invité de Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes pour son livre Complémentaires santé : le SCANDALE ! (paru le 9 octobre 2013 aux Éditions Dunod)

Revoir l'émission ici.

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21/10/2013

BFM Business reçoit Frédéric Bizard, une interview de Stéphane Soumier dans "Good Morning Business" (21 octobre 2013)

LES COMPLÉMENTAIRES SANTÉ, SOUS L'OEIL DE FRÉDÉRIC BIZARD, DANS GMB - 21/GOOD MORNING BUSINESS - Revoir l'émission ici.

Le 21 octobre, Frédéric Bizard, auteur du livre Complémentaires santé : le scandale ! (paru le 9 octobre 2013 aux éditions Dunod, attachée de presse Guilaine Depis 06 84 36 31 85) revient sur les grandes lignes de son bouquin,interviewé par Stéphane Soumier, dans Good Morning Business, sur BFM Business. Chaque matin, Good Morning Business présenté par Stéphane Soumier, le plus grand show matinal consacré à l'économie. Dès 6h, la garantie de tout savoir, tout connaître grâce à BFMBusiness, première chaîne d’informations économiques en France. Retrouvez toute l’actualité économique et financière sur BFMBusiness.com. 

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Le Huffington Post redonne la parole à Frédéric Bizard, auteur de "Complémentaires santé : le SCANDALE !" aux Éditions Dunod : La descente aux enfers de l'Assurance maladie (et donc de notre système de santé) s'accélère ! (21 octobre 2013)

 Recopié du site Le Huffington Post

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Par Frédéric Bizard, Maître de conférences à Sciences-Po Paris, Économiste de la santé, auteur de Complémentaires santé : le SCANDALE ! aux Éditions Dunod (paru le 9 octobre 2013, attachée de presse Guilaine Depis 06 84 36 31 85)

La descente aux enfers de l'Assurance maladie (et donc de notre système de santé) s'accélère !

Publication: 21/10/2013 12h08

PLFSS* 2014 : la descente aux enfers de l'Assurance maladie (et donc de notre système de santé) s'accélère!

Le PLFSS 2014, présenté en première lecture à l'Assemblée Nationale le 22 octobre, est remarquable à au moins trois titres.

bizardid.jpgD'abord, il s'inscrit dans la continuité des précédents PLFSS sur le plan de l'affaiblissement de notre Assurance Maladie et donc de notre système de santé.D'une majorité à l'autre, on observe la persistance du refus de toute réforme structurelle de notre système de santé, qui conduit à laisser notre administration colmater un système qui prend l'eau de toute part. De 2002 à 2012, la France a cumulé une dette sociale de 160 milliards d'euros, dont près de la moitié provient de l'Assurance maladie. Nos politiques de droite et de gauche ont transformé le principe de solidarité qui fait que les bien portants d'aujourd'hui paient pour les malades d'aujourd'hui en un principe d'injustice sociale qui fait que les bien portants de demain paieront pour les malades d'aujourd'hui. Ce PLFSS prévoit un déficit de 6,2 milliards d'euros en 2014, soit 62% du déficit total de la sécurité sociale, un des taux records en la matière. Aucun retour à l'équilibre n'est envisagé à l'horizon 2017, malgré le retour de la croissance. C'est donc la persistance dans l'erreur d'une gestion comptable depuis dix ans avec des coupes budgétaires de 2 à 3 milliards d'euros chaque année, sans recherche de gain d'efficience. A titre d'exemple, le développement de la chirurgie ambulatoire en France au niveau d'autres pays comparables ferait économiser 5 milliards d'euros chaque année, tout en améliorant le confort des patients. Pour cela, il faudrait restructurer la carte hospitalière, du fait de la suppression de 50 000 lits d'hospitalisation traditionnelle, ce que refuse la technostructure sanitaire. Ce PLFSS, comme les précédents, repousse à plus tard l'inéluctable refondation de notre système de santé et est marqué du même sceau de la décadence morale de nos gouvernants qui font supporter nos dépenses sociales sur les épaules des futures générations.

couvBIZARD.jpgLe deuxième fait remarquable de ce PLFSS est la dégradation de l'accès aux soins pour les classes moyennes instauré par l'évolution des contrats responsables. Ces contrats responsables (qui représentent 95% du marché) ne rembourseront plus les compléments d'honoraires de la majorité des médecins spécialistes. Le gouvernement, après une mascarade de négociation conventionnelle, va ouvrir un contrat d'accès aux soins qui consiste à faire payer par l'Assurance maladie (et donc à creuser son déficit) les cotisations sociales des médecins qui acceptent de ne pas augmenter leurs tarifs pendant trois ans. Les médecins préférant vivre de leurs actes plutôt que de subventions, l'opération est un retentissant fiasco, à tel point que l'Assurance maladie se mure dans le silence sur les chiffres réels. Ce PLFSS active le levier qui referme le piège sur les assurés, les contrats responsables ne rembourseront plus les compléments d'honoraires de la grande majorité des médecins spécialistes, ceux qui n'ont pas signé ce contrat d'accès aux soins. La Ministre de la santé a parlé de durcissement des contrats responsables; c'est bien la cas mais uniquement pour ceux qu'elle est sensée défendre, les assurés. Ces contrats responsables, invention de la droite en 2004, sont une fantastique aubaine pour les complémentaires puisqu'ils limitent leur remboursement tout en baissant leurs taxes. Tout pouvoir politique soucieux de l'intérêt général les supprimerait sur le champ. Le nôtre non seulement ne le fait pas mais en aggrave les effets pervers. Le résultat est que la classe moyenne française, après devoir déjà renoncer fréquemment à des soins dentaires pour raison financière, n'aura bientôt plus les moyens d'aller consulter dans le cabinet des médecins spécialistes de leur quartier. Qu'elle se rassure, le gouvernement a pensé à elle et veut remettre à la mode les dispensaires du 19ème et 20ème siècle, rebaptisés centres de santé, où les soins seront gratuits.

images.jpegLe troisième fait remarquable de ce PLFSS est de préparer la grande idée santé du quinquennat de Hollande, la généralisation de la complémentaire santé. Les Français de la classe moyenne (les plus défavorisés ont la CMU-C) ont de plus en plus de mal à payer les cotisations de leur complémentaire; les primes ayant augmenté de plus de 70% en dix ans. Il était donc temps d'appeler l'Etat à la rescousse pour subventionner les contrats avec de l'argent public. C'est chose faite grâce à la montée en puissance de l'aide à la complémentaire santé, autre invention de la droite en 2004 dont ce gouvernement aggrave encore les effets pervers, prévue dans ce PLFSS. On dépense des centaines de millions d'euros (4 millions de personnes éligibles à un chèque compris entre 100 et 500 euros selon leur âge) d'argent public pour s'assurer que tout le monde souscrive à un contrat, très souvent inutile puisque les complémentaires refusent de mettre en face de bonnes garanties. Une bonne mesure serait la suppression de cette aide et son remplacement par la CMU-C pour ses bénéficiaires. On préfère faire payer la publicité de cette aide par l'Assurance maladie et subventionné les complémentaires. Le renvoi d'ascenseur présidentiel suite au soutien de la Mutualité française lorsqu'il était candidat en 2012 est décidément bien cher payé par l'assuré. Cette même Mutualité française vient d'ailleurs d'annoncer une hausse de 3% des contrats pour 2014, soit une hausse de 1 milliard d'euros pour des assurés qui verront la même année leur remboursement diminué grâce à ce PLFSS. Il fallait y penser!

A ceux qui pensent que la France a touché le fond et compte sur la reprise économique pour nous sortir de la crise profonde et multiforme de notre pays, ce PLFSS 2014 a au moins le mérite de leur démontrer que le pire est à venir en matière de protection sociale en général et de notre système de santé en particulier.

* Projet de loi de financement de la sécurité sociale

18/10/2013

Rémy Brisson s'entretient avec Frédéric Bizard pour JOL Press (18 octobre 2013)

Capture d’écran 2013-10-21 à 15.11.34.pngENTRETIEN AVEC FRÉDÉRIC BIZARD

« Complémentaires santé : le scandale ! » : un secteur opaque

Ecrit par Rémy Brisson - publié le 18/10/2013

« Ce que j’essaie de faire, c’est avant tout de créer, à mon échelle, un débat public sur un secteur qui concerne chacun d’entre nous ». L’économiste de la santé Frédéric Bizard espère, par son livre, apporter un éclairage sur les complémentaires santé et sur un système qu’il juge inefficace, injuste et coûteux. Mais si le livre met en avant les incohérences de ce système, il propose aussi des solutions concrètes et des pistes de réflexion pour réformer le secteur.

JOL Press : Comment peut-on expliquer la généralisation des complémentaires santé, qui concernent désormais la quasi totalité des Français ?
 

Frédéric Bizard : Le système des complémentaires a persuadé la plus grande partie d’entre nous qu’il était absolument indispensable de souscrire à un contrat de ce type pour avoir un bon accès aux soins. Et cela sans que personne n’ait vraiment regardé si ces contrats étaient pertinents.

C’est un secteur qui sait faire du lobbying, pour que la puissance publique lui soit favorable. Pouvoirs publics qui entendent régler les problèmes d’accès aux soins en faisant en sorte de généraliser ces contrats à 100 % de la population. À cela s’ajoute aussi une très forte puissance médiatique.

Capture d’écran 2013-10-21 à 15.12.03.pngIl y a une sorte de mythe qui s’est développé dans la société française, qui voudrait qu’il soit indispensable de recourir à ce type de contrats, quels que soient son profil de risque et sa catégorie socioprofessionnelle.

JOL Press : Alors qu’en réalité, comme vous le développez dans votre livre, ces contrats ne sont que rarement pertinents ?
 

Frédéric Bizard : En moyenne, en France, le reste à charge, c’est-à-dire le montant après que l’assurance maladie ait financé les soins, est de 300 euros. On peut se demander si tous les Français ont besoin de s’assurer pour couvrir un reste à charge de 300 euros.

Dans notre système actuel, tout le gros risque est supporté par l’assurance maladie. Il y a bien sûr quelques soins coûteux, au reste à charge, notamment les soins dentaires.

Mais une très grande majorité des Français n’a pas de pathologie déclarée. Pour la majorité de ces personnes, dans l’organisation actuelle du système, il n’est pas nécessaire de souscrire à un contrat d’assurance maladie.

Capture d’écran 2013-10-21 à 15.12.20.pngJOL Press : L’objectif de votre livre est donc de dénoncer un système qui n’est finalement pas cohérent ?
 

Frédéric Bizard : Le but de ce livre, c’est tout d’abord d’essayer de mieux faire comprendre un système et un secteur économique qui est extrêmement opaque et très peu maîtrisé, aussi bien par les décideurs que par le grand public. Au point que certains décideurs sont convaincus que si on avait 100 % de la population avec une complémentaire santé, les choses iraient mieux. À la veille de la généralisation des complémentaires santé, il est important de se demander si c’est vraiment la bonne route. Ce que j’essaie de créer, c’est un débat public, sur un secteur qui touche chacun d’entre nous. La santé n’est jamais un sujet abordé lors des campagnes présidentielles, parce que traitée uniquement de façon technique, alors qu’il y a de vrais choix de société à faire. J’essaie de poser la problématique de la façon la plus accessible et objective possible.

Le deuxième point sur lequel je voulais attirer l’attention, c’est le volonté actuelle de donner aux assureurs complémentaires santé, en plus du simple rôle d’assureur, un rôle d’organisateur, de régulateur des soins.

Il y a par exemple le projet de loi Le Roux qui a été voté l’année dernière à l’assemblée puis au Sénat, avec des amendements, et qui doit repasser à l’automne, qui donne la possibilité aux assureurs, aux mutualistes en particulier, de faire des réseaux de soins, avec les médecins, les hôpitaux. C’est déjà fait avec les opticiens. C’est vraiment leur donner un rôle très actif. Encore une fois, il faut s’interroger : est-ce que cela va améliorer le système ou le détériorer ?

Capture d’écran 2013-10-21 à 15.12.35.pngJOL Press : Pour vous, le système actuel est injuste en plus d’être inefficace ?
 

Frédéric Bizard : C’est un système qui est en effet inefficace, dans lequel vous dépensez beaucoup et vous avez un reste à charge qui fait que vous pouvez en arriver à des renoncements aux soins. Une enquête CSA pour Europ Assistance vient de montrer que le renoncement aux soins concernerait un Français sur trois, ce qui donne un pourcentage parmi les plus élevés en Europe. Et cela concerne majoritairement les soins dentaires, secteur principalement géré par les complémentaires santé.

Le système est également injuste, tous les Français n’ont pas accès au même contrat complémentaire pour un même prix. Si vous êtes chômeur ou retraité, vous allez payer votre contrat de complémentaire santé beaucoup plus cher et pour une moins bonne couverture, que si vous êtes un cadre supérieur.

Dans les complémentaires, il y a deux mondes : les contrats individuels, supportés à 100 % par l’assuré, et les contrats collectifs, dont le coût est partagé avec l’employeur. Pour ces derniers, les contrats sont d’autant meilleurs que vous êtes dans une grande entreprise et à un niveau élevé dans la hiérarchie. Il faut également tenir compte du fait que ces contrats collectifs sont subventionnés avec 4 milliards d’argent public. On a ici une vraie injustice sociale. Cette généralisation dont on parlait tout à l’heure, elle va se faire avec de l’argent public.  

En plus de ça, aujourd’hui, le prix de ces contrats atteint un niveau rédhibitoire pour beaucoup de gens. Entre 2001 et 2006, les primes, les cotisations, ont par exemple augmenté de 50 % ! L’augmentation du prix des contrats est bien plus rapide que celle du pouvoir d’achat. Si les prix ont tant augmenté, c’est parce que les complémentaires santé, les mutuelles en particulier, n’ont jamais fait le travail de restructuration nécessaire pour prendre en compte notamment la révolution numérique. Elles ont augmenté systématiquement les cotisations dès qu’elles ont eu des charges supplémentaires.

Face à cette situation où le coût des complémentaire représente un problème pour beaucoup de Français, au lieu de faire un effort de leur côté, elles ont fait un lobbying intensif auprès des pouvoirs publics pour qu’ils fournissent une aide.

L’Etat a été d’accord pour un système de chèques santé donnés aux gens en fonction de leur situation. Encore, si le système était efficace, si l’on aidait les gens à souscrire à de bons contrats, cela pourrait être acceptable, mais ce n’est clairement pas le cas. On a demandé aucune garantie de qualité aux complémentaires, ou du moins elles ont refusé. Je pense que les contrats achetés avec de l’argent public doivent apporter une garantie de sécurité, une couverture suffisante.

couvBIZARD.jpgJOL Press : Concrètement, que pourrait-on faire à court terme pour améliorer ce système ?
 

Frédéric Bizard : Il y a des choses à faire à court terme pour rendre le système plus efficace, plus juste et moins coûteux. Il faut déjà rétablir une transparence et rendre ce marché véritablement concurrentiel, avec une régulation beaucoup plus efficace. Il est impératif que les tableaux des garanties soient lisibles par tous, que tout le monde puisse dans une premier temps voir si un contrat est nécessaire, et si oui, choisir le plus adapté à ses besoins, ce qui est pratiquement impossible aujourd’hui.

Il faut également sortir les tickets modérateurs du marché de l’assurance pour qu’ils redeviennent de vrais tickets de modération, destinés à responsabiliser les assurés. Ils doivent être supportés par tout le monde, sauf les plus démunis bien sûr, pour ne pas que ces derniers soient contraints à un renoncement aux soins. Les plus défavorisés pourraient donc continuer à bénéficier de la CMU complémentaire, qui les couvre à 100 % sans tickets modérateurs.

Par contre, pour les autres, le ticket modérateur n’est pas pertinent. Il est générateur de profits très importants pour les assureurs, qui peuvent très facilement calibrer la prime en y mettant le profit voulu. Les mutuelles essaient de faire en sorte de ne rembourser finalement que ça. Lorsque vous souscrivez à un contrat uniquement pour ne pas payer votre ticket modérateur, vous êtes sûr d’être perdant. Vous êtes sûr de payer plus que ce que l’on va vous rembourser.

Je préconise aussi dans mon livre de séparer les soins essentiels à la santé des soins non essentiels. Il faut distinguer l’assurance complémentaire de l’assurance supplémentaire. Les soins non essentiels doivent faire partie d’un autre marché qui est un système d’assurance supplémentaire.

Propos recueillis par Rémy Brisson pour JOL Press

Frédéric Bizard est économiste de la santé et travaille depuis plus de quinze ans dans ce domaine aux Etats-Unis et en Europe. Il dirige actuellement la société Salamati Conseil, société de conseil spécialisée sur le secteur de la santé. Il est par ailleurs maître de Conférence à Science Po Paris.

Son livre « Complémentaires santé : le scandale ! », est disponible aux éditions Dunod.

15/10/2013

La descente aux enfers de l'Assurance maladie continue en 2014 (pistes de réflexion de Frédéric Bizard dans "Complémentaires santé : le SCANDALE !", Dunod, 2013)

plfss-2014_une_0.pngQuelques idées mises en avant par l'économiste Frédéric Bizard dans soin livre Complémentaires santé : le SCANDALE ! (Dunod) pour comprendre l'actualité sur le PLFSS 2014: 
 
L'assurance maladie (AM) est vraiment la branche malade de notre sécurité sociale. La part du déficit de l'AM en 2014, 62% (6,2 milliards pour un déficit total de 10 milliards € pour la sécu), sera un record historique. Et ceci, après une année record en 2013 avec un déficit de l'AM de 8 milliards € soit 55% du déficit de la sécu (14 milliards€). Pourquoi une telle situation ? 
 
les-indemnites-journalieres-maladies-diminuees-par-le-plfss-2012-125.jpgParce que Mme Touraine a décidé de dérouler le tapis rouge aux complémentaires santé (CS) : Aucun transfert de prise en charge de la sécurité sociale vers les CS.
La sécu doit tout supporter, la forte hausse des coûts des ALD (80% de la croissance des dépenses), la hausse régulière des soins courants et les remboursements permanents des soins non essentiels à la santé (médicaments à SMR faible, soins thermaux...). Ca , c'est pour 2014. 
 
Pour 2017, c'est la garantie que l'assurance maladie, et donc la sécu sera à l'agonie avec la généralisation du tiers payant et la CS pour tous qui vont coûter entre 10 et 20 milliards € par an à la sécu ( incitation à la sur-consommation, coût de gestion du tiers payant, intégration des soins non présentés au remboursement...).  
 
images.jpegCe PLFSS 2014 est très favorable aux CS puisqu'il prévoit entre autres une baisse de 1 milliard € sur le prix des médicaments ; les CS remboursant 16% des dépenses de médicaments, elles vont économiser 160 millions € en 2014. Malgré l'absence de charges supplémentaires et ces économies, les CS ont annoncé, par la voie de la Mutualité française, qu'elles vont augmenter de 3% leurs cotisations.
 
Les grands perdants de ce PLFSS sont donc bien les assurés sociaux et les grands gagnants sont... les CS !!

Le PLFSS 2014 bat son plein : la lecture de "Complémentaires santé : le SCANDALE !" de Frédéric Bizard s'impose. Ce nouveau livre paru le 9 octobre 2013 chez Dunod évoque d'autres voies possibles. C'est l'ouvrage INDISPENSABLE de l'actualité !

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SOUS LES FEUX DE L'ACTUALITÉ 

Cette semaine du 14 au 20 octobre 2013 commence l'examen en commission des affaires sociales du PLFSS* 2014 et la semaine suivante en 1ère lecture en séance publique à l'Assemblée Nationale.

Le projet de loi de financement de la Sécurité sociale

Le PLFSS est voté tous les ans depuis 1996 par le Parlement et détermine les recettes et dépenses des 4 branches de la sécu, dont la santé (l'assurance maladie, AM). En 2013, il est examiné à partir de mardi 15 octobre en commission des affaires sociales de l'assemblée nationale (AN) et mardi 22 octobre en 1ère lecture en séance publique à l'AN.

couvBIZARD.jpgLa lecture du nouveau livre de Frédéric Bizard "Complémentaires santé : le SCANDALE !" (Dunod) est incontournable sur la stratégie de régulation des dépenses de santé :
- uniquement par l'offre de soins comme c'est le cas dans ce PLFSS (en réduisant les prix des médicaments et des tarifs des médicaments)
 
ou
- un mix demande et offre (inciter les gens à moins dépenser. Dans ce cas-là, schéma soutenu par Frédéric Bizard, il serait judicieux par exemple de sortir les tickets modérateurs du marché des complémentaires...)